Aspirine en prévention cardiovasculaire primaire : la fin d’une époque ?
L’aspirine à faible dose en prévention primaire des maladies cardiovasculaires (CV) ne fait pas l’unanimité. De nouvelles études parues en 2018 mettent en évidence un rapport risques/bénéfices défavorable avec une augmentation des hémorragies majeures sans effets sur la survenue d’événements CV non mortels. Ces études soulignent également que les calculateurs actuels du risque CV surévaluent celui-ci, et ceci est probablement lié à l’amélioration depuis quelques décennies de la prise en charge des facteurs de risque CV. En accord avec les recommandations européennes de prévention CV, la prescription d’aspirine n’est donc plus recommandée aux adultes sans maladie CV manifeste.